Chroniques

La jeune fille et la nuit – Guillaume Musso

De temps en temps, j’aime lire un Musso. Nous sommes toujours pris dans l’intrigue dès les premières pages, la lecture est fluide et le suspens toujours présent.

Néanmoins, lire ponctuellement un roman de cet auteur me suffit car je retrouve beaucoup de similitudes d’une histoire à l’autre : l’intrigue se tient très souvent aux Etats-Unis voire à New-York où un homme et une femme, l’un français, l’autre étranger, se rencontrent et tombent amoureux. En parallèle, ils doivent résoudre un mystère et bien souvent vivre des drames auxquels ils ne sont pas préparés. Une recette efficace certes, mais qui peut parfois lasser.

D’ailleurs, ma lecture d’Un appartement à Paris m’avait plutôt déçue. Cette histoire m’a semblé fade et quelque peu ennuyeuse, mais j’avais tout de même envie de plonger dans le nouveau roman de Guillaume Musso ! (allez comprendre…)

J’ai donc abordé très simplement La jeune fille et la nuit, sans m’imaginer une lecture palpitante. C’était peut-être la bonne solution car j’ai littéralement dévoré ce livre !

 

 

Venons-en au récit !

 

A mon sens, ce roman se différencie des précédents, tout d’abord parce qu’il se déroule dans le sud de la France et non pas aux Etats-Unis (et ça fait du bien !), mais aussi parce qu’il n’est pas question d’un binôme. Le personnage principal est seul. Vinca, qui aurait pu être son binôme, est décédé 25 ans auparavant, bien qu’elle reste présente au fil des pages. Là encore, c’est une nouveauté !

La jeune fille et la nuit nous conte l’histoire de Thomas, écrivain français établi à New-York depuis plusieurs années (on ne pouvait pas non plus totalement bannir les USA !), contraint de rentrer en France, officiellement pour célébrer les 25 ans de son école, officieusement suite à l’alerte de Maxime et Fanny, ses deux proches amis d’école, leurs vies respectives étant sur le point de basculer.

Ces retrouvailles entre anciens élèves sont l’occasion de retracer l’histoire de Vinca, une étudiante brillante et visiblement très attirante, qui aurait disparu 25 ans plus tôt, le jour des vacances de Noël, sans jamais laisser de traces. Au fil du roman, et à mesure que chaque personnage se dévoile, les pièces du puzzle se mettent en place et nous permettent de comprendre ce qu’il s’est passé ce jour-là, et qui pourrait bien aujourd’hui refaire surface.

Je n’en dirai pas plus pour garder le suspens mais j’ai trouvé que l’intrigue était bien menée et que la lecture était très rythmée. Tous les personnages présents sont importants et apportent leur pierre à l’édifice et c’est réellement plaisant !

Même s’ils ne m’ont pas surpris au plus haut point, j’ai trouvé l’histoire et le dénouement bien pensés et la fin a réservé son lot de surprises. Plusieurs fois, j’ai pensé connaître toute la vérité, et finalement, des rebondissements venaient prouver le contraire et c’est une sensation que j’adore !

Côté personnages, on ne peut pas dire que je me sois particulièrement attachée mais j’ai pris plaisir à les découvrir plus en détails et à connaitre leurs passés respectifs. J’avoue que l’ignorance de la maman de Thomas à son égard m’a particulièrement émue, et plus globalement le comportement de ses deux parents face à lui. Il était évident que cela cachait quelque chose mais je ne soupçonnais pas un instant ce qui se tramait derrière tout cela !

Si j’avais été élève à St Exupéry dans les années 90, je pense que je n’aurai pas été amie avec Vinca tant ce genre de personne me semble insupportable. Les quelques descriptions que l’on a de cette jeune femme m’ont laissé à penser tout au long du récit qu’elle a en partie mérité son tragique destin (oui, oui, ça n’est pas sympa, je sais !)

Le personnage de Fanny m’a un peu déroutée. Au fil du livre, on doute de plus en plus de son honnêteté tant son comportement est surprenant et changeant. Je dois dire qu’elle m’a plutôt déçue même s’il est clair que c’est une femme qui a souffert et que les non-dits et les secrets ont considérablement ébranlée.

 

Le verdict

 

C’est sans grande surprise que je vous recommande cette lecture qui se lit à la vitesse de l’éclair, et qui nous tient en haleine. La jeune fille et la nuit m’a réconciliée avec les ouvrages de Guillaume Musso et il me tarde déjà de découvrir son prochain roman !

Et vous ? Musso ou pas Musso ? Quels sont vos titre préférés chez cet auteur ?

 

Ma note

 

La jeune fille et la nuit, Calmann Levy, 2018, 440 pages.

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