Chroniques

L’ile des oubliés – Victoria Hislop

Ce livre est indéniablement mon coup de cœur de l’été !

 

Il m’a été conseillé par des collègues il y a quelques mois, qui tous deux avaient été complètement conquis. Je m’attendais donc à apprécier cette lecture mais pas à ce point ! J’ai été littéralement happée du début à la fin et refermer le livre à la dernière page a été un supplice, je ne voulais plus quitter la Crète ni ses personnages emblématiques !

Tour à tour j’ai été émue, sidérée, parfois fâchée et je me suis sentie complètement impliquée dans ce récit, comme si je vivais aux côtés de la famille Petrakis (pourtant je vous l’assure, je suis bien en France dans mon petit chez moi !).

 

Venons-en au récit !

La style est simple et nous sommes transportés dès le premier chapitre dans un petit village Crétois à l’aube de la seconde guerre mondiale. Nous y découvrons un sujet de société et une maladie, la lèpre, dont on ne connait que trop peu l’ampleur et toutes les incidences qu’elle a pu avoir sur les populations touchées.

Au fil des pages, on en apprend aussi davantage sur la culture et les coutumes crétoises, et on peut facilement s’imaginer Plaka, ses maisons et ses habitants. On se met aussi à la place d’un habitant de Spinalonga, et surtout, on est émus : par les séparations et les retrouvailles familiales, par l’amour, les déchirures, les naissances et les décès de tous ces personnages si typiques.

Selon moi, nous retrouvons dans ce livre certains aspects de la tragédie grecque tels que le destin familial, la malédiction, la peine, l’amour, l’infidélité et il est presque impossible de prévoir le dénouement.

La famille que nous côtoyons est attachante, les personnages ont tous des traits de caractère bien marqués : certains sont exemplaires alors que d’autres peuvent nous irriter au plus haut point.

Je suis restée bouche bée devant les personnages de Maria et Giorgis tant ils forcent le respect et sont de vrais modèles. Ils ont connu au cours de leurs vies respectives de nombreux malheurs et auraient largement eu de quoi se plaindre mais ils sont toujours restés forts, dignes et l’amour a finalement triomphé (oui, dit comme ça c’est neuneu !).

A contrario, Anna m’a réellement irritée, c’est pour moi un personnage égoïste, capricieux, vivant uniquement dans l’apparat et prête à tout pour gravir les échelons de la société, quitte à renier ses origines. C’est typiquement le genre personnage que je déteste et je n’ai pas été mécontente d’apprendre son tragique destin (bon OK, c’est pas très sympa mais je vous assure qu’elle était vraiment irritante cette Anna !)

Le personnage de Sophia m’a laissée dubitative : d’abord on s’attache à cette pauvre enfant qui connait le malheur bien trop jeune, puis on retrouve une adolescente parfois égoïste et on ne l’apprécie plus tant. Je ne comprends pas non plus ses choix de vie et ça n’est pas le personnage dont je me sens le plus proche, tout comme Alexis. J’ai trouvé l’histoire avec son petit ami superflue même si cela s’imbrique parfaitement dans le reste du récit.

Les dernières pages m’ont semblé moins haletantes, sans doute parce que nous avions quitté l’époque charnière du récit pour revenir petit à petit à la réalité. Cette histoire s’achève sur un espoir de renouveau pour Sophia et Alexis, mais il reste un goût amer et d’inachevé.

J’aurai aimé des retrouvailles intergénérationnelles au-delà de celles qui ont eu lieu avec Fotini, mais là encore, le destin prend tout son sens et un happy end total est difficilement envisageable !

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander l’Ile des oubliés ! Ce livre m’a d’ailleurs donné envie de m’intéresser encore plus à Victoria Hislop.

Si vous avez des conseils de lecture, je suis preneuse !

Vous pouvez retrouver le résumé de l’ile des oubliés dans mon article consacré à ma PAL du mois d’août.

 

 

Ma note

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